Les badges Acid

Les badges Acid tiennent leur nom du courant musical « Acid house » dont le badge représentant un smiley est devenu l’emblème.

acid

La mode des badges Acid nous est venue du Royaume-Uni pendant le « Second summer love » (étés 1988 et 1989) qui a vu émerger les raves parties, l’acid house et toute sortes de drogues qui vont bien pour aller danser toute la nuit dans les champs.

A l’époque, la rumeur des cours de récré c’était que certains badges contenait de la drogue… il en fallait pas plus pour que tous les gamins déchirent leurs badges histoire de vérifier 🙂

Un extrait de Ciel mon mardi de 1989 qui parle du phénomène :

et une petite chanson pour finir : Rock to the beat. Aciiid, ecstasy ! .. celle-ci a fait polémique à l’époque et on comprend aisément pourquoi.

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Fournisseur de bonheur depuis 1982, Vincent est également champion du monde de Chifoumi. Retrouvez le sur Twitter : http://www.twitter.com/malisz

10 Commentaires

  1. Oauip… pareil chez nous en Belgique… du coup mon père m’a liquidé tous les miens… mais chez nous, c’était des Badges New Beat… c’est ainsi que l’on appellait la bonne musique bien Belge… tel que Confettiiiii’s 😉

  2. Je me souviens que ces smiley étaient tellement tendance qu’il y avait des tee shirt et des bermuda avec ces motifs.
    Bermuda à smiley, tee shirt du singe waikiki, une pointe de fluo et t’étais une star lol.

  3. C’etait vraiment debile de croire qu’il y a de la drogue dans les badges, il y avait eu la meme psychose avec les tatouages fournis avec certains chewing gums. Comme si les gamins allaient se shooter aux tatouages avant d’aller voir des dealers « Je t’echange 1 gramme de coke contre l’autocollant Panini d’Alain Giresse »…
    Pour les bages Acid, dans 21 Jump Street ils montraient que dans certaines Dance parties des annees 80, un des yeux du Smiley etait en fait un buvard de LSD.

  4. La première fois que j’ai rencontré mon ami Romain, il arborait un badge acid énorme sur le revers de son costume croisé à épaulettes. C’était début 89. Ensuite, il a enchaîné avec un blouon teddy, puis avec un blouson en cuir à clous pointu et des chaussures en skaï Slang, qu’il prétendant avoir ramenées de Londres, mais qu’il avait acheté chez West 66, au coin de la rue.

  5. Oui, et ces paranos anglais (gouvernement Thatcher) et français (ça c’est pas nouveau) avaient rien trouvé de mieux que de considérer les musiques « répétitives » comme musiques de drogués; et quand on parlait de l’acid, ça y est, ils généralisaient. J’adore l’acid house (bien mieux que les daubes électro actuelles made in Bontempi style Guetta ou Solveig). En fait, le mot « Acid » vient des sonorités aigres issues de cette fameuse Bassline TB 303 de Rolland: un clavier analogique censé à la base accompagner les groupes de rock à petits budgets (basse et beats); mais l’imitation de la basse était tellement piteuse (elle envoyait… des aiguës!) que les groupes de rock l’ont vite délaissée. Et les DJ de house lui ont redonné une seconde vie, ce qui fait que dans certaines compositions du genre de l’époque, on entendait ce fameux instrument qui faisait « tiou tiou ». Le DJ qui a inventé ce son est DJ Pierre; et pour info, le premier titre d’Acid commercial a été « Acid Trax » de Phuture (1988, donc pendant le fameux Summer of Love); ensuite viendront « Jack to the sound of the Underground » de Hithouse (1988), « Theme from S Express » de S Express (1988); le groupe 808 State signe son premier album totalement acid, « Newbuild » (1988) qui rencontre un grand succès. Les pays qui ont adhéré à ce genre étaient surtout la Grande Bretagne et les Pays Bas; chez nos amis belges, la tendance était au new-beat: Confetti’s, mais aussi Bassline Boys, BSR…
    Voilà pour la petite histoire de l’acid house. Par contre, à l’époque, je ne savais pas que ces petits smileys étaient directement associés à ce courant musical… En même temps, je n’avais que 8-9 ans. N’empêche que j’étais fan à la fois de cette musique et de ces petits badges.

    • Attention pour Jack to the sound of the underground de Hithouse c’est la version Peter’s acid mix qui est la plus marquée acid house. A la base ma musique c’est le Funk et la Disco, mais la House (que j’aprécie aussi, celle de Chicago) est née de ces deux courants et de la Techno-Pop européenne. C’est d’ailleurs une forme de Disco minimaliste entièrement synthétique (c’est comme ça que la décrit un DJ français quand il a entendue la première fois en 1987), créée au club de Chicago par Marshall Jefferson, Franckie Knuckles et Jonathan Key: the Warehouse, d’où le nom de la musique, en partie en réaction au mouvement de censure raciste et mysogine Disco sucks (disques brulés dans les stades) initié par cet abrutis de Steve Dahl en juillet 1979 et avec la bienveillance de l’Amérique con-servatrice de Georges Bush père, le Disco étant considéré alors comme la menace des communautés noires grandissantes en influence et un étalage honteux de drogue et de sexe. Et oui la dance musique n’a pas eue la vie facile aux states ou faire autre chose que du rock est très mal vu. Au début des 80’s apparait la Disco High-Energy (HI-NRJ) avec utilisation des instruments électroniques comme le synthe-ordinateur-sampleur Fairlight. La dance devient alors électro partout: Electro-Funk et HI-NRJ aux States, Italo -Disco en Europe (ou Eurobeat), Pop-Dance en Angleterre, le synthé programable devient tendance. C’est sur ce terreau Disco-électro fertile qu’apparait la House music à Chicago et la Techno à Detroit dès 1984_85. On garde la base Discofunk avec le rythme Four on the floor et on le combine à des sonorités futuristes, robotiques, répétitives. Aux USA les anti dance tentent de nouveau d’étouffer la dance musique mais c’est peine perdue, ce genre musical est de mieux en mieux apprécié, et la House et la Techno se diffusent à travers le monde. De tout temps les musiques afro-américaines ont été victimes de préjugés (House et Techno, comme le Funk, la Disco, le Jazz et la R&B ont été créées par des blacks); accusées d’être abrutissantes et de favoriser la prise de drogue. C’est ce que les racistes disaient du Jazz déjà dans les années 30…vous voyez, c’est pas nouveau!
      Je possède aussi toujours mes 4 cassettes de New-Beat, elles sont toujours parfaitement audibles et je les ai numérisées sur cd.
      « I see House music as a Disco’s revenge ». Marshall Jefferson lors d’une interwiew en 1987.

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