Quand j’étais petit, je me shootais aux polycopiés

Bien avant que les photocopieurs soient présents dans toutes les écoles, on utilisait des polycopieurs qui fonctionnaient sur le même principe que du papier carbone mais avec très forte odeur d’alcool. La machine était à manivelle et on désignait souvent un des élèves pour la tourner autant de fois qu’il fallait de feuilles.

Aussitôt les polycopiés (ou stencils ) distribués, tous les gamins se collaient la feuille encore tiède sous le nez pour en prendre une bonne bouffée… quand on était en manque, il nous restait la colle Cléopâtre 🙂

Les polycopiés c’était vraiment mieux que les photocopies, et en plus c’était violet !

Merci à desloriers pour ce souvenir 😉

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24 Commentaires

  1. Celle de la photo est « moderne »… je me rappelle d’une grosse machine couleur vert kaki qui faisait un bruit de soupape quand l’instit tournait la manivelle… et on mettait les feuilles sur les gros radiateurs pour qu’elles sechent !!! Rrrroooo je prends vraiment un coup de vieux là ! 😉

  2. Il fallait que l’original soit écrit au stylo bille, ensuite la machine, par dilution avec l’alcool en faisait un « inverse » sur film plastique, puis, encore par dilution, on imprimait à partir de cet inverse les polycopies pour les élèves. Autant dire que passé la vingtaine d’exemplaires, le texte inverse du film était tellement dilué que les polycopies étaient illisibles.

    • meuh non, le maître écrivait sur une feuille de papier posée sur une feuille carbone. La pression du stylo faisait que le dos de la feuille papier était marquée par la feuille carbone placée dessous, en inverse comme tu dis. Ensuite on passait la feuille de papier dans la machine et là, en effet, l’alcool diluait l’encre du négatif sur une feuille blanche. 🙂

  3. Effectivement je me souviens très bien des polycopiés… Et leur fameuse encre violette qui devenaient illisible au bout d’un moment! Par contre je n’avais jamais eu la « chance » de voir une machine à fabriquer des polycopiés 😀

  4. Ha mon école était moderne nos polycop étaient bicolores, mauves et roses !

    Par contre je suis retombée sur des cahiers de CE2 (donc heuuuu y’a 22 ans glups) et c’est encore lisible, ça m’a étonnée.

  5. la déception, c’était quand, en sentant la feuille après la distribution, on se rendait compte que les polycopiés avaient été fait depuis longtemps, ils n’étaient pas « tout frais », et donc l’odeur d’alcool s’était évaporées..

  6. Je ne connaissais pas du tout la machine à faire les polycopié, mais les « polycopiés » si ! Dans mon lycée il n’y avait plus que des photocopieuse, mais mes profs ont toujours dis « polycopiés » au lieu de « photocopies ».

    Pour moi, photocopie et polycopié c’était plus ou moins synonyme, jusqu’à aujourd’hui !

  7. Je me rapelle de la couleur de l’encre et de son odeur (ça m’a manqué au collège après) et que l’encre bavait un peu et que ça faisait des gros caractères… Je me souviens aussi quand la maitresse partait 101 minutes le temps « d’imprimer » les 20 polycopiés pour toute la classe 😉 .

  8. J’appartiens aussi à la génération stencil, je souhaiterais travailler avec. Quelqu’un sait il où je pourrais m’en procurer ?
    Merci pour les informations éventuelles.

  9. Ma mère étant maîtresse d’école, j’avais parfois le privilège de polycopier les 30 exemplaires d’un document pour sa classe le lendemain, quand elle n’avait pas le temps de le faire ! Quel bonheur de tourner la manivelle, de respirer cette odeur, et de me dire que les élèves allaient utiliser le fruit de mon travail (j’avais le même âge qu’eux !)

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